Maxence Mautray | soutenance de thèse |7/07/2026 – 14h

Le laboratoire PAVE de l’ENSAP Bordeaux a le plaisir de vous convier à la soutenance de thèse de Maxence Mautray le 7 juillet prochain à 14h.

Devoir réduire ses déchets : un effort environnemental 
et une économie morale au cœur de l’écologie ordinaire”

La réception d’une politique locale zéro déchet en Gironde

EN PRÉSENTIEL : Université de Bordeaux Site Victoire, amphithéâtre E (bâtiment E)

EN VISIO SUR INSCRIPTION VIA CE LIEN

  •  Composition du jury :
  • Mme DELDRÈVE Valérie, Directrice de recherche, ETTIS, INRAE Bordeaux, Examinatrice.
  • Mme CORTEEL Delphine, Professeure des universités, CITERES, Université de Tours, Rapporteure.
  • M. BARBIER Rémi, Professeur des universités, GESTE, ENGEES Strasbourg, Rapporteur.
  • Mme JEANJEAN Agnès, Professeure des universités, LAPCOS, Université Côte d’Azur, Examinatrice.
  • M.MONSAINGEON Baptiste, Chargé de recherche, LISIS, CNRS, Examinateur.
  • M. CHADOIN Olivier, Professeur de Sociologie à l’ENSAPBx, Directeur de thèse.

Résumé :
Cette thèse étudie la réception d’une politique locale « zéro déchet » menée depuis 2019 par le SMICVAL, service public de gestion des déchets ménagers dans un territoire rural et périurbain de Gironde. À partir d’une enquête de trois ans en immersion, combinant entretiens, observations, questionnaire, documents institutionnels et presse locale, elle analyse la manière dont cette politique transforme la vie quotidienne des habitants. La recherche montre que la réduction des déchets ne relève pas seulement de gestes individuels ou de motivations écologiques, mais suppose un effort matériel, temporel et organisationnel, dont le coût varie selon les conditions de vie, les ressources disponibles et les contraintes domestiques. Cet effort, difficile à mesurer directement, est évalué à partir de repères visibles comme le volume des poubelles, ma fréquence des dépôts, le compostage ou le réemploi, qui nourrissent des comparaisons sociales et des jugements sur les manières légitimes de participer à la transition écologique. Cette mise à contribution devient plus directement politique lorsqu’elle touche à la forme même du service public, notamment avec le passage de la collecte en porte-à-porte à l’apport volontaire. L’effort demandé devient alors plus visible, plus contraignant et plus facilement imputable à une décision institutionnelle. La réforme suscite ainsi des controverses portant sur sa cohérence, sa légitimité et la répartition des contraintes. À travers le cas des déchets, cette thèse montre comment une politique environnementale entre dans la vie ordinaire, produit des normes et des comparaisons sociales, puis déplace les frontières du juste et de l’injuste au quotidien.

Nouvelle publication de Caroline Mazel | “Maison Cherenda. Jean-Raphaël Hébrard architecte “

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution de l’ouvrage de Caroline Mazel “Maison Cherenda. Jean-Raphaël Hébrard architecte” aux éditions Naïma. Il est d’ores-et déjà disponible sur le site de l’éditeur via ce lien.

Pour découvrir l’ouvrage et l’acheter :

https://www.naimaeditions.com/biblio/media/publication-imprimee/maison-cherenda-jean-raphael-hebrard-architecte

Maison familiale de l’architecte Jean-Raphaël Hébrard, construite à Arcangues (64) en 1971, au cœur du Pays basque, Chérenda est mise en lumière dans cet ouvrage pour sa capacité à traiter un programme domestique sans aucun signe de servilité par rapport à l’« obsession régionaliste », développant au contraire une affinité élective entre lieu, culture et invention, une modernité située. Pour ses qualités, elle est labellisée en 2020 « Architecture contemporaine remarquable » par le ministère de la Culture.Caroline Mazel rend ici compte d’une partie de ses recherches, engagées de longue date autour de cet architecte, cofondateur avec André Grésy de l’agence AAA (Aquitaine Architectes Associés), qui a marqué la région par l’ampleur et la valeur de ses réalisations entre les années 1950 et 1980. Elle participe à l’enrichissement de la connaissance scientifique sur sa production et à sa reconnaissance, alors que dénaturation et destruction la mettent déjà en péril.

Préface Pierre Lajus. Postface Daniel H. Tajan. Ouvrage publié avec les soutiens du ministère de la Culture, de l’École nationale supérieure d’architecture et de paysage de Bordeaux et du laboratoire Profession, architecture, ville, environnement.