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Maxence Mautray | soutenance de thèse |7/07/2026 – 14h

Le laboratoire PAVE de l’ENSAP Bordeaux a le plaisir de vous convier à la soutenance de thèse de Maxence Mautray le 7 juillet prochain à 14h.

Devoir réduire ses déchets : un effort environnemental 
et une économie morale au cœur de l’écologie ordinaire”

La réception d’une politique locale zéro déchet en Gironde

EN PRÉSENTIEL : Université de Bordeaux Site Victoire, amphithéâtre E (bâtiment E)

EN VISIO SUR INSCRIPTION VIA CE LIEN

  •  Composition du jury :
  • Mme DELDRÈVE Valérie, Directrice de recherche, ETTIS, INRAE Bordeaux, Examinatrice.
  • Mme CORTEEL Delphine, Professeure des universités, CITERES, Université de Tours, Rapporteure.
  • M. BARBIER Rémi, Professeur des universités, GESTE, ENGEES Strasbourg, Rapporteur.
  • Mme JEANJEAN Agnès, Professeure des universités, LAPCOS, Université Côte d’Azur, Examinatrice.
  • M.MONSAINGEON Baptiste, Chargé de recherche, LISIS, CNRS, Examinateur.
  • M. CHADOIN Olivier, Professeur de Sociologie à l’ENSAPBx, Directeur de thèse.

Résumé :
Cette thèse étudie la réception d’une politique locale « zéro déchet » menée depuis 2019 par le SMICVAL, service public de gestion des déchets ménagers dans un territoire rural et périurbain de Gironde. À partir d’une enquête de trois ans en immersion, combinant entretiens, observations, questionnaire, documents institutionnels et presse locale, elle analyse la manière dont cette politique transforme la vie quotidienne des habitants. La recherche montre que la réduction des déchets ne relève pas seulement de gestes individuels ou de motivations écologiques, mais suppose un effort matériel, temporel et organisationnel, dont le coût varie selon les conditions de vie, les ressources disponibles et les contraintes domestiques. Cet effort, difficile à mesurer directement, est évalué à partir de repères visibles comme le volume des poubelles, ma fréquence des dépôts, le compostage ou le réemploi, qui nourrissent des comparaisons sociales et des jugements sur les manières légitimes de participer à la transition écologique. Cette mise à contribution devient plus directement politique lorsqu’elle touche à la forme même du service public, notamment avec le passage de la collecte en porte-à-porte à l’apport volontaire. L’effort demandé devient alors plus visible, plus contraignant et plus facilement imputable à une décision institutionnelle. La réforme suscite ainsi des controverses portant sur sa cohérence, sa légitimité et la répartition des contraintes. À travers le cas des déchets, cette thèse montre comment une politique environnementale entre dans la vie ordinaire, produit des normes et des comparaisons sociales, puis déplace les frontières du juste et de l’injuste au quotidien.

Nouvelle publication de Caroline Mazel | “Maison Cherenda. Jean-Raphaël Hébrard architecte “

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution de l’ouvrage de Caroline Mazel “Maison Cherenda. Jean-Raphaël Hébrard architecte” aux éditions Naïma. Il est d’ores-et déjà disponible sur le site de l’éditeur via ce lien.

Pour découvrir l’ouvrage et l’acheter :

https://www.naimaeditions.com/biblio/media/publication-imprimee/maison-cherenda-jean-raphael-hebrard-architecte

Maison familiale de l’architecte Jean-Raphaël Hébrard, construite à Arcangues (64) en 1971, au cœur du Pays basque, Chérenda est mise en lumière dans cet ouvrage pour sa capacité à traiter un programme domestique sans aucun signe de servilité par rapport à l’« obsession régionaliste », développant au contraire une affinité élective entre lieu, culture et invention, une modernité située. Pour ses qualités, elle est labellisée en 2020 « Architecture contemporaine remarquable » par le ministère de la Culture.Caroline Mazel rend ici compte d’une partie de ses recherches, engagées de longue date autour de cet architecte, cofondateur avec André Grésy de l’agence AAA (Aquitaine Architectes Associés), qui a marqué la région par l’ampleur et la valeur de ses réalisations entre les années 1950 et 1980. Elle participe à l’enrichissement de la connaissance scientifique sur sa production et à sa reconnaissance, alors que dénaturation et destruction la mettent déjà en péril.

Préface Pierre Lajus. Postface Daniel H. Tajan. Ouvrage publié avec les soutiens du ministère de la Culture, de l’École nationale supérieure d’architecture et de paysage de Bordeaux et du laboratoire Profession, architecture, ville, environnement.

nouvelle publication de Guy Tapie

La nouvelle publication de Guy Tapie sera disponible dès le 7 mai en librairie. Editée au Bord de l’Eau éditions, il s’agit d’un manuel de sociologie appliqué à l’architecture.

Bonne lecture !

L’architecture et le cadre de vie, peu importe le nom, parlent des sociétés, de personnes, de sentiments, d’une vie banale et atypique, d’inégalités sociales.
Habiter place chacun dans la relation aux autres, dans un groupe familier, aux sociabilités rassurantes, balançant entre communautarisme, communion solidaire ou anonymat ordinaire.
« Penser l’habiter » pose d’abord le regard sur les liens entre condition matérielle et modes de vie, du point de vue des « hommes », des « lieux » et de l’appropriation des espaces.
« Habiter au quotidien » approfondit des habitats singuliers : l’habitat individuel confronté à un avenir critique ; le confinement lors de la pandémie de la Covid-19 comme expérience de vie ;
l’habitat des séniors soumis aux effets du vieillissement ; la vague du « co » (coopératif, colocation, co-living), rééquilibrant espaces intimes et communs.
Enfin, « Habiter dans son temps » repère des tendances qui pèsent sur l’habitat et son vécu : la domination d’une civilisation urbaine, la démocratie participative, la quête du confort, la crise environnementale. L’auteur suit un chemin balisé par des réalités, des vécus et des notions sociologiques appliquées à l’architecture. Les références à d’autres pays étayent l’argumentaire de l’universalité des enjeux de l’habitat.

Caroline Mazel à la Journée “regards croisés autour d’Edmond Lay” | 22/05/2026

Caroline Mazel participera le 22 mai prochain à la journée d’étude “Architectures, paysages, dépaysements : regards croisés autour
d’Edmond Lay (1930-2019)”, qui s’inscrit dans le colloque international “L’Héritage de Frank Lloyd Wright en France. Transmissions, appropriations, hybridations” récemment tenu à Paris.

Elle y fera une présentation sur “La référence à Frank Lloyd Wright en région Aquitaine : le cas des architectes Jean-Raphaël Hébrard et Bernard Saillol”.

Réservation obligatoire !

Pour la matinée
à la Maison de l’histoire :
05 62 56 76 19
ou sur
archivesenligne65.fr
Pour les visites in situ :
envoyez un message à
visites.edmond.lay@gmail.
com
en précisant
vos coordonnées et la
ou les visites souhaitées.

 

Eric Chauvier et Olivier Chadoin avec l’ensemble LE UN au théâtre des Quatre Saisons | 6/05/2026

Le UN,  In / ExThéatre des 4 saisons – Gradignan (33)MERCREDI 6 MAI 2026

+ d’infos et billetterie ici !

Olivier Chadoin et Eric Chadoin, chercheurs HDR au Laboratoire PAVE, ont participé aux projets Méandre(s) (2021) et Rivage(s) (2023), qui seront présentés autour d’une performance au théâtre des Quatre Saisons de Gradignan le 6 mai prochain.

In / Ex c’est Le UN plus Camile Auburtin, Antoine Boutet et Etienne Caire pour un concert déambulation, une dérive audiovisuelle dans les archives visuelles et sonores de Méandre(s) et Rivage(s).
En 2021, pour le projet Méandre(s), puis en 2023 pour le projet Rivage(s), les musiciens ont sillonné la rivière Dordogne et la Garonne en compagnie de vidéastes, de cinéastes, de chercheuses et de chercheurs, d’une historienne.
À partir des matériaux collectés sur un tronçon de 30 kilomètres de la Dordogne et le long des deux berges de l’estuaire de la Gironde en compagnie de vidéastes, de cinéastes, de chercheuses et de chercheurs, d’une historienne, le UN a imaginé une installation hors-normes faite d’îlots composés de musiciens, de musiciennes. Une fiction géographique à l’intérieur de laquelle le public est invité à se déplacer en toute liberté, au grès de ses envies. Seront aussi présentés et disponibles ce jour-là :

  • Rivage(s) (livre + CD) qui relate l’expérience autour de l’estuaire de la Gironde
  • 25 pièces sans vide – un coffret de 3CD du UN. N’OUBLIEZ PAS DE RÉSERVER !!!! 


Billetterie >>> 
Avec le soutien de la Maison de la Musique Contemporaine et de l’OARA

Maxence Mautray au séminaire du Forum Urbain | 28/04/2026 – 9h

Maxence Mautray, doctorant à PAVE et au Centre Émile Durkheim, participera au prochain séminaire du Forum urbain intitulé “L’accompagnement au tri des déchets”.

Rendez-vous le 28 avril dès 9h à la Maison Eco-citoyenne, quai Richelieu, à Bordeaux.

> Rencontre gratuite, sur inscription ici !

Résumé :

Ce séminaire du Forum urbain de Bordeaux propose un échange enrichissant entre recherche et terrain pour mieux comprendre comment accompagner les citoyen.nes vers de nouvelles pratiques de tri des déchets. Maxence Mautray, doctorant en sociologie de l’environnement, partagera les enseignements déterminants de sa thèse sur les défis concrets liés à l’écologisation des habitudes quotidiennes : pourquoi les efforts demandés aux habitants suscitent parfois un sentiment d’injustice, et comment les services publics peuvent adapter leur approche pour favoriser l’adhésion. À partir de son étude menée au Syndicat de collecte et valorisation de déchets dans le libournais, il éclairera les raisons pour lesquelles certaines expérimentations peinent à produire des résultats immédiats, tout en identifiant les leviers essentiels pour réussir.

En dialogue avec ces analyses, Dorothée Despagne Gatti, chargée de la prévention des déchets à Bordeaux Métropole, présentera les spécificités locales qui influencent le tri : la densité de l’habitat collectif, les contraintes urbaines, mais aussi les objectifs ambitieux fixés pour 2027. Forts des retours d’une première expérimentation moins concluante qu’espéré, elle détaillera les actions concrètes prévues dans la deuxième et expliquera comment leurs résultats guideront la future feuille de route métropolitaine. Un rendez-vous pour décrypter les obstacles et imaginer ensemble des solutions plus efficaces et équitables.

Programme :

  • 9h00 : Accueil café
  • 9h15 : Conférence
  • 10h00 : Echange avec le public
  • 10h30 : Fin de l’évènement

Intervenant.e.s :

Accès à la Maison Écocitoyenne :

  • à vélo : station LE VÉLO « Porte de Bourgogne » et nombreux arceaux à vélo, 
  • en tram : A, C, D, E et F station « Porte de Bourgogne », 
  • en bus : lignes 16 et 24 arrêt « Porte de Bourgogne »
  • en voiture : parking Bourse ou Salinières.

Un temps d’échange convivial autour d’un petit déjeuner pour décrypter les obstacles et imaginer ensemble des solutions plus efficaces et équitables.

Soutenance HDR de Kent Fitzsimons | 30/03/2026

Kent Fitzsimons, Maître de conférences à l’ENSAPBx, chercheur et ancien directeur du laboratoire PAVE, soutiendra son Habilitation à Diriger les Recherches lundi 30 mars, 9h-13h, à l’ENS, 45 rue d’Ulm, Paris 5e

La soutenance sera également diffusée en ligne à ce lien.

Le jury est composé de :

  • Pierre CAYE, Directeur de recherche, École normale supérieure – PSL (correspondant)
  • Beatrice LAMPARIELLO, Professeure d’Histoire de l’architecture, Université Catholique de Louvain (examinatrice)
  • Barbara STIEGLER, Professeure de Philosophie, Université Bordeaux Montaigne (examinatrice)
  • Nicolas TIXIER, Professeur de Théories et pratiques de la conception architecturale et urbaine, École nationale supérieure d’architecture de Grenoble (rapporteur)
  • Frank VERMANDEL, Maître de conférences HDR de Théories et pratiques de la conception architecturale et urbaine, École nationale supérieure d’architecture et de paysage de Lille (rapporteur)
  • Jean-Louis VIOLEAU, Professeur de Sciences humaines et sociales, École nationale supérieure d’architecture de Nantes (examinateur)

Le dossier proposé à la discussion comprend un mémoire de synthèse (86 p.), deux recueils de travaux (413 p. et 552 p.) et un mémoire inédit (308 p.).

Intitulé « Itinérances entre idées et choses : architecture, société, politique », le mémoire de synthèse revisite mon parcours de chercheur à travers la réorganisation thématique de ma production scientifique et péri-scientifique. Il développe d’abord la problématique par laquelle l’architecture est à la fois un outil permettant d’établir et d’entretenir un ordre social, et aussi un appui pour contester cet ordre, grâce notamment aux transgressions que la forme matérielle admet en tant que support de pratiques spatiales et d’appropriations symboliques. Le mémoire présente ensuite des recherches plus récentes qui abordent d’autres problématiques, objets et méthodes, sans perdre de vue la tension entre le pouvoir des idées et la puissance des choses théorisée dans la première partie. Outre le traitement d’enjeux relatifs à la ville et à l’écologie, l’ouverture à la question des processus de production de l’environnement bâti anticipe le cadrage plus large du mémoire inédit. 

Le mémoire inédit est conçu comme une contribution à la théorie de l’architecture. Sous l’intitulé « Le politique dans l’architecture : cadres conceptuels pour la recherche et la pratique », il s’intéresse en particulier aux caractéristiques propres à l’architecture qui la mettent à la disposition de la politisation d’enjeux sociaux. Les travaux du philosophe Jacques Rancière y sont mobilisés pour considérer l’architecture comme scène où la politique peut se confronter à la police. Le mémoire présente deux cadres conceptuels pour saisir la singularité de toute démarche architecturale au regard de ce que l’architecture recèle de politique. Le premier cadre en décline les trois composantes fondamentales : l’enjeu de l’acte politique, le mode de politisation et l’efficacité politique. L’élaboration de ces composantes aborde sous un nouvel angle trois problématiques récurrentes dans la théorie de l’architecture : l’autonomie, l’utopie et le déterminisme. Le second cadre conceptuel fournit une description plus détaillée des registres sur lesquels l’architecture peut être politisée. Ces registres se partagent entre deux dimensions de l’architecture qui se complètent : le processus de production architecturale et la forme matérielle qui en résulte. En croisant ces deux dimensions et leurs registres respectifs, le mémoire propose à la recherche et à la pratique un outil pour conceptualiser ce qui peut être politisé, définir comment le faire et enfin comprendre en quoi l’architecture serait nécessaire à cette fin au regard des multiples autres facteurs en jeu.

 

séminaire doctoral PAVE “Retours sur l’habitat intergénérationnel” | 21/01/2026

Manon Suzanne, doctorante PAVE en contrat CIFRE à HSA (Habitat Sud Atlantic) organise le prochain séminaire doctoral PAVE sur le thème de l’habitat intergénérationnel.

Venez nombreux participer à ce séminaire qui se tiendra le mercredi 21 janvier dès 9h en salle 7 de l’ENSAP Bordeaux, un accueil café est prévu !

Retours sur l’habitat intergénérationnel : constats et leviers de développement du modèle d’habiter “intergénérationnel”

Présentation du séminaire :

Depuis la fin des années 2010, l’habitat intergénérationnel s’impose progressivement comme une solution innovante face à deux défis sociaux majeurs : l’isolement croissant des personnes âgées et la difficulté d’accès au logement pour les jeunes en France. En 2013, il y avait environ 100 résidences intergénérationnelles sur le territoire, en 2023 le nombre de résidences a été pratiquement multiplié par cinq (plus de 475 résidences) d’après une revue de Récipro-Cité. Ces enjeux se renforcent dans un contexte de transition démographique marqué par la hausse constante du nombre de seniors, la volonté d’éviter les institutions et la précarisation étudiante, encore plus marquée dans les zones urbaines.

L’objet de cette recherche porte sur l’analyse de la pertinence, des leviers de développement et des limites de ce modèle d’habitat, en mobilisant le triangle rhétorique d’Aristote (logos, ethos, pathos) comme cadre d’interprétation*. Ce cadre théorique permet d’interroger la manière dont l’habitat intergénérationnel est pensé, promu et perçu : relève-t-il d’une stratégie politique crédible, d’un outil marketing séduisant ou d’une véritable innovation sociale durable ? les trois en même temps ?

Ce séminaire intervient après un peu moins d’un an d’enquête menés au sein du bailleur social Habitat Sud Atlantic (HSA), fortement implanté dans les Pyrénées-Atlantiques et le sud des Landes.*Aristote définit la rhétorique comme l’art de persuader, reposant sur trois dimensions complémentaires. Premièrement il y a le « Logos », qui représente la logique et la rationalité du discours (preuves, statistiques, cohérence argumentaire). Vient ensuite le « Pathos », qui engage la dimension émotionnelle et affective du message porté (sentiments, adhésion, motivation). Enfin vient l’ « Ethos », qui fait référence à la crédibilité et à l’image de l’orateur (fiabilité, vertu, cohérence).

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PAVE à l’UFPE, Recife (PE – Brésil) pour concrétiser le partenariat entre nos deux établissements

Du 29 octobre au 5 novembre 2025 s’est tenu le workshop “Squelettes Urbains” co-organisé par PAVE (resp. Caroline Mazel) et le DAU de l’UFPE (dont, parmi les enseignants-chercheurs, Pascal Machado, doctorant PAVE).

Cette semaine d’échanges entre l’ENSAPBx et l’UFPE a été l’occasion d’entériner la signature de la convention actant les mobilités étudiantes, de chercheurs et d’enseignants, mais aussi les échanges scientifiques et pédagogiques. Plusieurs conférences, temps pédagogiques, présentations et visites de site ont égrainé cette semaine riche et internationale.

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La recherche Boboyaka à la matinale “Voisin-âges” du REHAL – HAGEVIE | 8/01/2025

Fanny Gerbeaud participera à la quatrième matinale “Voisin-âges :(II): l’habitat comme cadre et contexte de la proximité”, organisée par le groupe du REHAL “HAGEVIE”, le lundi 8 décembre 2025 (9H-12H00). Elle y présentera la notion de voisinage abordée dans le cadre de la recherche en finalisation “Boboyaka“.

Programme complet ici !

RESUME :

Nos matinales invitent les sociologues, urbanistes, designers, architectes, géographes à partager leurs questionnements, intérêts, terrains. 

Après avoir discuté la notion d’échelle et les méthodes d’enquêtes, nous vous proposons de continuer d’explorer, de manière pluridisciplinaire, les concepts de voisinage et de proximité articulés aux questions des âges de la vie.

En effet, nous avons vu lors de la première séance que les échelles de l’habitat varient en fonction des âges et des publics étudiés. Le voisinage peut prendre différentes formes, être plus ou moins étendu et les liens de voisinage être de différentes intensités. Voisiner consiste à trouver le bonne distance, les bonnes interactions pour à la fois reconnaître l’autre tout en préservant son intimité, revenant ainsi à contrôler et gérer la proximité résidentielle (Membrado, 2004). Dans les travaux croisant habitat et âges, la notion de proximité apparaît pourtant comme centrale. Le bien vieillir ou bien vivre de manière plus générale dépend de la présence d’infrastructures et services de proximité dédiés aux différents âges mais également, de réseaux sociaux, familiaux et amicaux à proximité. Cette proximité entre les personnes favorise les liens d’entraide nécessaires au quotidien au sein du voisinage et des logements. Quelle proximité cherche-t-on donc? Comment crée-t-on, à travers les âges, des liens de proximité à partir de la proximité résidentielle ou sans elle? Comment cette proximité résidentielle est-elle redéfinie par les différentes générations en fonction de leur trajectoire de vie, habitat et territoire? Comment crée-t-on des liens de proximité, de voisinage sans logement et à la différence comment la proximité imposée d’un logement forge les relations intergénérationnelles? 

Nous tentons de répondre à ces questions, grâce à l’intervention de trois invitées, travaillant sur les relations de proximité qui se créent autour du logement et de l’habitat au sein de différents groupes d’âge. Les présentations seront suivies d’un temps d’échanges afin de discuter et créer des liens entre les travaux présentés et ceux des membres du séminaire. 

  • Fanny Gerbeaud, ingénieure de recherche du Ministère de la Culture au sein du laboratoire PAVEprésentera  une recherche sur le projet de coopérative d’habitat sénior Boboyaka dirigée par Guy Tapie, Professeur de sociologie émérite. 
  • Elsa Ramos, maîtresse de conférence en sociologie, à l’université Paris Cité et au sein du laboratoire CERLIS reviendra sur la tension entre la recherche d’autonomie et d’appartenance dans les territoires personnels et communs d’une cohabitation. 
  • Marion David, sociologue, sociologue, chargée de recherche au sein du Gérontopôle des Pays de la Loire, chercheuse associée à ARENES viendra nous présenter une recherche portant sur Le rôle de l’entourage extra-familial dans l’expérience du vieillir à domicile : des liens électifs et intergénérationnels, ancrés dans un territoire.

Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter les organisateurs  Marion Ille-Roussel (marion.ille-roussel[AT]univ-lille.fr), Thomas Watkin (thomas.watkin[AT]unimes.fr )

Et sur le site du REHAL :

Clément Brun | soutenance de thèse | 1er/12/2025

Le Laboratoire PAVE a le plaisir de vous annoncer la soutenance de thèse de Clément Brun intitulée :

La ville contemporaine entre deux eaux. Architecture, rapport au corps et pratiques récréatives : les nouveaux bains portuaires de Copenhague

Le jury sera composé de : 

  • Michel Lussault, Professeur des universités, École Normale Supérieure de Lyon (examinateur)
  • Martin Vanier, Professeur des universités, École d’Urbanisme de Paris (rapporteur)
  • Marina Honta, Professeure des universités, Université de Bordeaux (examinatrice)
  • Carola Hein, Professor, Delft University of Technology (rapporteure)
  • André Suchet, Maître de conférences HDR, Université de Bordeaux (directeur de thèse)
  • J. Kent Fitzsimons, Maître de conférences, École Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Bordeaux (co-directeur de thèse)

La soutenance se tiendra le Lundi 1erdécembre à 14h, au Bâtiment SMART de la faculté des STAPS de Bordeaux (22 Avenue Jean Babin, 33600 Pessac)

Adrien Gonzalez | soutenance de thèse 5/12/2025

Le laboratoire PAVE a le plaisir de vous annoncer la soutenance de thèse d’Adrien Gonzalez le vendredi 5 décembre prochain à l’ENSAP Bordeaux (14h, amphi 3).

“Des territoires périmétropolitains aux seuils de l’Anthropocène, l’invention de la communauté sociale. Etude comparative des projets territoriaux dans la périphérie bordelaise (France) et malaguène (Espagne)”

Membres du jury :

M.  TAPIE Guy, Professeur émérite à l’ENSAP Bordeaux, Directeur de thèse

M.  CHADOIN Olivier, Professeur à l’ENSAP Bordeaux, Co-directeur de thèse

Mme SCHAUT Christine, Professeure à la Faculté d’architecture La Cambre-Horta, Université Libre de Bruxelles, Rapporteure

M DEVISME Laurent, Professeur à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes, Rapporteur

Mme BLANC Nathalie, Professeure et Directrice de recherche CNRS à l’Université Paris-Cité, Examinatrice

M.  MACÉ Éric, Professeur à l’Université de Bordeaux, Examinateur

Résumé

La thèse interroge la manière dont les territoires périmétropolitains se saisissent des enjeux de l’Anthropocène pour redéfinir leur rapport aux métropoles et imaginer un futur planétaire viable. À travers la sociologie urbaine et la comparaison entre deux terrains européens — le Sud-Gironde (France) et la Hoya de Málaga (Espagne) — elle analyse comment les acteurs locaux réajustent leur position face à des métropoles résilientes, transformant leurs priorités et leurs projets de territoire. Dans le Sud-Ouest de la France, l’ancienne vallée fluviale de Convergence Garonne devient un corridor de mobilité et d’accueil des populations bordelaises. En Andalousie, les terres nourricières du Guadalhorce et du rio Grande sont reconfigurées par des mégaprojets de la Croissance verte. Dans ces espaces abîmés par l’éclosion de la modernité et marqués par les mobilités, la pression foncière et les crises climatiques, la nature devient un instrument politique et symbolique de résistance et de changement. En réactivant la notion de commun et les liens au milieu, les acteurs du territoire réinventent des formes de souveraineté locale et de reterritorialisation sociale.